GALERIE CATHERINE BASTIDE presents Jacques André - KONSMO

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20 Apr 2013 to 24 May 2013

GALERIE CATHERINE BASTIDE
rue Vandenbrandenstraat 1
1000
Brussels
Belgium
Europe
T: +32 2 646 29 71
F: +32 2 538 61 67
M:
W: www.catherinebastide.com













Artists in this exhibition: Jacques André


Jacques André
KONSMO

20 April - 24 May
Opening Friday 19 April 6-9pm

Press Release:
(la version française suite)

Why buy cheap furniture? Why shop at Ikea? Why buy precious lapis lazuli stone excavated from the mountains of Afghanistan? Why not unwrap your purchase? Why ask?

Jacques André buys instead. Through buying and displaying he forms previously disassociated links between things declared of value and things without, affecting their status through material or market manipulation; a rare ancient pigment stands beside mass-produced modern home-wares, for example.

Signaling new directions in André's practice KONSMO references both the Ikea product range that is taken here as medium and a play on the words 'con' and 'consume'. Exhibited works are a continuation of André's practice addressing the hypocritical nature of the supposedly liberated consumer.

André has long exhibited items bought repeatedly on and offline in what he terms as 'achats en repetition'. Exhausting stocks of records, books and memorabilia André seeks out every available copy of a desired product in an active paradox of consumer culture. Inverting the idea of sales as distribution André presents a reconstitution of stocks to their original collective state. In so doing a miniature market is cornered, real market value is raised and André never sells off unless he's really, really broke.

André's parallel status as unemployed has long countered his artistic career. KONSMO coincides with André's 20th year 'out of work' and the end of his entitlement to unemployment benefit. Marking the occasion a Librairie of repetitive purchases of books (unavailable for purchase) are on display. The opening of this bookshop simultaneously fulfills and confounds a 'career' pathway much encouraged by André's dole officers. The unconsummated 'exhausted' bookshop signals the exhaustion of the freely circulated stock of items André buys and is a shift in his appropriated production methods.

A series of unwrapped purchases occupy a large area of the exhibition. Some derive from high-level radiation areas of Japan, some less potentially offensive. Who knows? All are rendered somewhat equivalent by their presentation and lack of. Not even the buyer knows for certain what lies beneath the post office packing as much removed from circulation as they are bought.
In KONSMO the concept of circulation is at the fore; that of major and minor markets, globalised and niche industry, consumption abstracted and turned on itself, a defunct yet tantalisingly latent economy, exhausted. Don't touch.


Communiqué de presse:

Pourquoi acheter des fournitures bon marché? Pourquoi faire des courses chez Ikea? Pourquoi acheter des pierres précieuses de lapis lazuli extraites en Afghanistan? Pourquoi ne pas déballer un achat? Pourquoi poser des questions?

Jacques André achète, compulsivement. En achetant et en exposant, il crée des liens précédemment distendus ou dissociés entre des choses dites de valeur et des choses qui n'en ont pas, en affectant leur statut par des manipulations de matière ou de marché. Un rare pigment ancien, par exemple, à côté d'objets domestiques modernes, produits en série.

Annonçant de nouvelles directions dans la pratique d'André, KONSMO renvoie à la fois à la gamme des productions Ikea, prise comme support, et à un jeu de mots sur « con » ('arnaque' en anglais) et « consommer ». Les ¦uvres exposées constituent une prolongation de la pratique d'André, abordant la nature infracritique du consommateur prétendument libéré.

André a longtemps exposé des objets achetés en série, sur le marché et/ou sur Internet, dans ce qu'il appelle lui-même des « achats à répétition ». En épuisant les stocks de livres, de disques et de memorabilia, André recherche systématiquement toutes les copies disponibles d'un produit désiré, dans le paradoxe actif d'une culture de consommateur. En inversant l'idée même de vente en distribution, André présente une restitution des stocks à leur état collectif d'origine. Ce faisant, un marché miniature est bloqué, la véritable valeur marchande s'apprécie ­ mais André ne vend jamais que lorsqu'il est vraiment, vraiment fauché.

Le statut de chômeur d'André a longtemps entravé sa carrière artistique. KONSMO coïncide avec sa vingtième année « hors travail » et la fin de ses droits aux indemnités de chômage. Pour marquer l'occasion, il présente une « librairie » d'achats répétitifs de livres (non disponibles à la vente). L'ouverture de cette librairie remplit et brouille tout à la fois un itinéraire de 'carrière² très encouragé par les fonctionnaires des services sociaux et du chômage. La librairie 'épuisée² sans aucune consommation proclame aussi l'épuisement du stock d'objets en circulation libre recherchés par André, et représente du même coup un changement dans ses méthodes d'appropriation de la production.

Toute une série d'achats non déballés occupe, par ailleurs, une grande partie de l'exposition. Certains viennent de régions du Japon contaminées par les radiations, d'autres sont moins agressifs. Qui sait ? Tous sont traités de la même façon, par leur présentation ­ ou leur absence de présentation. L'acheteur potentiel n'est absolument pas certain non plus de ce qu'il y a sous l'emballage d'un colis postal, puisque tous les objets ont été retirés de la circulation à mesure de leur achat ou de leur livraison.

Dans KONSMO, le concept même de circulation est ainsi mis à nu : celui des grands et des petits marchés ; le marché mondial et celui des petits créneaux industriels ; la consommation abstraite et tournée vers elle-même ­ une économie latente défunte et pourtant alléchante. On est prié de ne pas toucher.

(traduit et adapté de l'anglais par Denis-Armand Canal)

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Galerie Catherine Bastide
Rue Vandenbrandenstraat 1
1000 Brussels, Belgium
Tel : + 32 2 646 29 71
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