BRUNO PEINADO FRENCH BUT FRESH 25.01.2011 - 05.03.2011 Vernissage le samedi 22 janvier 2011, à partir de 18 h
« (…) Le jeu sur les identités et les formes est au coeur de mon travail. Lorsque j’ai commencé ce projet il y a dix ans, je me suis intéressé au pop non pas parce que je voulais faire du néo-pop, mais parce que le monde me renvoyait cet intérêt très fort pour la notion du populaire. Je ne choisis pas les objets que je travaille, un régime d’indifférenciation préside à la production massive de mes objets, c’est-à-dire que je les rencontre par hasard, ils s’imposent à moi. Je tente de faire écho aux rumeurs du monde en m’appropriant les préoccupations de l’air du temps et en les reproposant sur un mode ouvert et décomplexé. Comme une reprogrammation ou ce que j’ai pu appeler une révolution silencieuse : prendre des objets lambda, les hybrider à plusieurs régimes de référents, qu’ils soient identifiés ou non, provenant d’une culture high, low ou outsider, et les redistribuer sous cette nouvelle forme créolisée ». (Sur l’exposition) « (…) Jusqu’au dernier moment, les choses peuvent bouger. J’ai une méthode de travail qui laisse toujours les portes ouvertes à la renégociation et cela jusqu’à la veille du vernissage. Je mets en place un climax, j’empile des textes, des images, des notions qui composent mon désir. J’ai quelques pièces qui nécessitent des productions en amont et qui sont un peu l’ossature de mon projet, et puis je tisse et complexifie ce maillage tant que le temps me le permet et jusqu’à ce que cela compose un corps, une histoire ou un bloc que je défais par la suite. Les dernières semaines de montage, la tension, l’immersion totale dans le projet font l’effet d’un précipité où tout trouve sa place dans une harmonie complexe. Un peu comme un territoire dont je dessinerais le contour avant de l’éparpiller en autant d’îlots que nécessiterait ce nouvel archipel. L’idée d’un projet qui n’en finirait pas de se définir dans une dilatation du temps m’amène à penser à cette autre temporalité qu’est la médiation. Les communiqués de presse qui accompagnent mes expositions et qui sont envoyés avant ce temps de réaménagement peuvent paraître parfois caducs sur certains points. Ce que j’accepte et ce qui m’intéresse d’ailleurs ».
1. « On pourrait résumer le projet de ces dix dernières années par le désir d’accompagner la vitesse du monde, d’accompagner cette rapidité de production d’images en produisant à mon tour des images et des objets à une forte cadence. De ces images trouvées volées et copiées, je ne me réapproprie que leurs reflets ou leurs silhouettes. Une mise en miroir qui tente par là de mettre en réflexion des objets trop ou trop peu pensés. Et cela par des propositions qui désirent éviter l’affrontement, mais qui se donneraient plutôt par une dynamique du biais, un chemin de traverse. » (Bruno Peinado) 2. « L’indifférenciation consiste à sentir, entendre, voir, interpréter, comprendre “tout” de la même manière. », www.wikipedia.fr. Site consulté en juillet 2010. Extrait de l’interview de Bruno Peinado par Patrice Joly, Myself, Me & I, Editions Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain, à paraître en mars 2011.
Bruno Peinado est né en 1970 à Montpellier. Il vit et travaille à Douarnenez. En septembre 2010, Bruno Peinado présente l’exposition monographique Casino Incaos, Baroque courtoisie au Casino Luxembourg -Forum d’art contemporain, après 2009, Purple Brain - Objects in Mirror May Be Closer Than They Appear au 21 Rozendaal Museum, Enschede, Pays-Bas, 2007 Radicale Buissonance, FRAC des Pays de la Loire, Carquefou, 2006, Rust Never Sleeps, Zoo Galerie, Nantes, 2005, Why Style?, Swiss Intitute-Contemporary Art, New York et Silence is sexy, Migros Museum, Zürich, 2004, Perpetuum Mobile, Palais de Tokyo, Paris, première invitation monographique offerte à un jeune artiste. Il participe également aux biennales : 2007, Biennale d’art contemporain de Lyon ; 2006, Il Bienal Internacional da Luz, Lisbonne et Biennale de Busan, Busan Museum of Modern Art, Busan, Corée du Sud ; 2005, Experiencing Duration, Biennale d’art Contemporain de Lyon; 2004, Biennale de Sao Paulo, Parc Ibirapuera, Sao Paulo, The Yugoslav Biennial of Young Artists, Vrsac, Serbia & Montenegro. Il participe aussi aux expositions collectives : De Leur Temps 3, Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg ; Now New : New Works New Space, Proje4L Elgiz Museum of Contemporary Art, Istanbul, Turquie (2010) ; Libertad, Igualdad y Fraternidad, Sala de Exposiciones La Lonja, Saragosse, Espagne ; La Force de l’Art 02, Grand Palais, Paris ; N’importe Quoi, Musée d’Art Contemporain de Lyon (2009) ; Medio Dia / Media Noche, MACRO - Musée d’Art Contemporain de Rosario, Argentine (2008) ; Stardust ou la dernière frontière, MAC/VAL, Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine (2007) ; Icônes, Espace Louis Vuitton, Paris ; Notre histoire, Palais de Tokyo, Paris (2006); EXTRA, Swiss Institute-Contemporary Art, New York (2003).
Les oeuvres de Bruno Peinado sont présentes dans de nombreuses collections publiques en France comme à l’étranger : Caisse des dépôts et consignations, Paris, Fonds National d’Art Contemporain, Paris, Frac Basse-Normandie, Frac Corse, Frac Nord Pas-de-Calais, Frac Paca, Frac Poitou Charentes, Musée des Beaux-Arts de Tours, Musée d’Israël, Jérusalem, Kunsthaus, Zürich, International Contemporary Art Foundation, Louisville, Kentucky, Etats-Unis. La monographie Myself, Me & I propose un regard rétrospectif sur les expositions majeures des dix dernières années (avec les textes de Julien Fronsacq, Patrice Joly, Aude Launay, Clio Lavau, Kevin Muhlen, Mick Peter, Lili Reynaud Dewar). Elle est à paraître en mars 2011 aux Editions Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain. Cet ouvrage se fait l’écho d’une première monographie, Me, Myself & I, livre d’artiste, prix des 25 plus beaux livres français, qui reprend l’ensemble de ses carnets de dessins de 1995 à 2005, paru aux Editions Loevenbruck et BlackJack éditions, en 2008.
BRUNO PEINADO FRENCH BUT FRESH 25.01.2011 - 05.03.2011 Opening reception on Saturday, January the 22nd 2011, at 6pm.
« (…) A play on forms and identities is at the heart of my work. When I began this project ten years ago, I was interested in Pop not because I wanted to make neo-Pop Art, but because the world was displaying this great interest in the notion of popular culture. I don’t chose the objects I work on – a system of indifférentiation governs the massive production of my objects, that is to say I come across them by chance, they impress themselves on me. I try to echo the clamor of the world by appropriating the concerns of the day, revisiting those concerns in an open way, free of hang-ups. It’s like reprogramming, or what I’ve called a silent revolution – take ordinary objects, cross-breed them with various reference systems (whether identifiable or not) derived from high, low, and outsider culture, and then re-issue them in this new, creolized form ». (About the exhibition) « (…) It’s true that things can change right up to the last minute. My working method always leaves questions open to renegotiation – right up to the eve of the opening. I prepare a climax, I work up the texts, images, and ideas that comprise my desire. I have a few pieces that require early production and that provide, in a way, the framework for my plans, but then I re-weave the whole mesh, making it more complex, for as long as time allows, until it constitutes a corpus, a story, or a unit – which I then undo. The final weeks of assembly, tension, and total immersion in the project are like a chemical solution – everything precipitates out in a complex harmony. It’s a little like mapping an unknown land, where I draw the main outlines before sprinkling it with the islands that make up the archipelago. This question of a project that is being endlessly defined as time constantly spins out brings another type of temporality to mind – the media time-frame. The press releases announcing my shows, which are sent out before the period of final adjustment, can sometimes turn out to be null and void in certain respects. Which I accept – and which I find interesting, in fact. I’d relate it to our discussion about the authority of commentary ». 1. « My project of the past ten years might be summed up as a desire to keep up with the pace of the world, to keep up with the rapid output of images by producing images at high speed myself. I appropriate merely the reflections or outlines of these found, stolen, or copied images. Holding up this mirror constitutes an attempt to reflect on objects that are over- or under-conceptualized, which I do through works that seek to avoid confrontation, investing instead in a dynamics of obliqueness, heading off at a tangent ». (Bruno Peinado) 2. According to www.wikipedia.fr, accessed July 2010, “indifférentiation entails feeling, hearing, seeing, interpreting and understanding ‘everything’ in the same way.” Excerpt from the interview with Bruno Peinado by Patrice Joly, Myself, Me & I, Editions Casino Luxembourg - Forum d’Art Contemporain, to be published in March 2011.
Bruno Peinado was born in Montpellier in 1970. He lives and works in Douarnenez, Brittany. Solo exhibitions. In September 2010, Bruno Peinado had a solo exhibition at the Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain, Casino Incaos, Baroque courtoisie. In 2009 he had the show Purple Brain - Objects in Mirror May Be Closer Than They Appear at Het Rozendaal, Enschede, Netherlands, and, in 2007, Radicale Buissonance at FRAC des Pays de la Loire, Carquefou. In 2005–6 he was showcased in Why Style? at the Swiss Institute-Contemporary Art, in New York, in Rust never sleeps at the Zoo Galerie, Nantes and Silence is Sexy at the Migros Museum, Zürich. In 2004, he was the first young artist to be given a solo exhibition at the Palais de Tokyo, Paris, with Perpetuum Mobile. He has also taken part in the following biennials: 2007, Biennale d’Art Contemporain de Lyon; 2006, Il Bienal Internacional da Luz, Lisbon and Busan Biennale, Busan Museum of Modern Art, South Korea; 2005, Experiencing Duration: Biennale d’Art Contemporain de Lyon; 2004, Bienal de São Paulo, Parc Ibirapuera, São Paulo, The Yugoslav Biennial of Young Artists, Vrsac, Serbia & Montenegro. Group shows include: De Leur Temps 3, Musée d’Art Moderne et Contemporain, Strasbourg; Now New: New Works New Space, Proje4L Elgiz Museum of Contemporary Art, Istanbul, Turkey (2010); Libertad, Igualdad y Fraternidad, Sala de Exposiciones La Lonja, Zaragoza, Spain; La Force de l’Art 02, Grand Palais, Paris; N’importe Quoi, Musée d’Art Contemporain de Lyon (2009); Medio Dia/Media Noche, MACRO - Musée d’Art Contemporain de Rosario, Argentina (2008); Stardust ou la dernière frontière, MAC/VAL, Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine (2007); Icônes, Espace Louis Vuitton, Paris; Notre histoire, Palais de Tokyo, Paris (2006); EXTRA, Swiss Institute-Contemporary Art, New York (2003). Works by Bruno Peinado feature in numerous collections in France and abroad: Caisse des Dépôts et Consignations, Paris; Fonds National d’Art Contemporain, Paris, FRAC Basse-Normandie; FRAC Corse; FRAC Nord Pas-de-Calais; FRAC PACA; FRAC Poitou-Charentes; Musée des Beaux-Arts de Tours, Israel Museum, Jerusalem; Kunsthaus, Zürich; International Contemporary Art Foundation, Louisville, Kentucky, United States. The monograph Myself, Me & I, offering a retrospective view of the artist’s major exhibitions over the last ten years (texts by Julien Fronsacq, Patrice Joly, Aude Launay, Clio Lavau, Kevin Muhlen, Mick Peter, Lili Reynaud Dewar), will be published by Les Editions Casino Luxembourg - Forum d’Art Contemporain in March 2011. Its title echoes that of a first monograph, Me, Myself & I, an artist’s book published by Éditions Loevenbruck and BlackJack Éditions in 2008, featuring the artists sketchbooks from 1995 to 2005, which was distinguished as “one of the 25 most handsome French books.”
Upcoming exhibitions
ALINA SZAPOCZNIKOW (dessins) 11.03.11 - 23.04.11 Vernissage le jeudi 10 mars 2011, à partir de 18h. Opening reception Thursday, March the 10th, 2011, 6-9 p.m.
LANG / BAUMANN 29.04.11 - 4.06.11 Vernissage le jeudi 28 avril à partir de 18h Opening reception Thursday, April the 29th, 2011, 6-9 p.m. Contact presse / Press contact :
Alexandra Schillinger, alexandra@loevenbruck.com, t. 01 82 28 38 22, assistee de Clio Lavau, factory@loevenbruck.com
Horaires d'ouverture / Opening hours : Mar - Sam, 11h-19h et sur rendez-vous Tues-Sat, 11 a.m. - 7 p.m. and by appointement
Icelandic nature is prominent in Eliasson's work, and his artistic relationship with it often involves collection or documentation that is scientific in tone. The country becomes a sensory laboratory where ideas can be developed and evolved into art, as evidenced in the multiple photographic series that would seem to witness a near compulsive need for collecting.
TAKA ISHII GALLERY, Tokyo presents NOBUYOSHI ARAKI - EroReal
7 June - 27 July 2013
Magazine pin-ups aren't interesting, are they? Especially now that they're shot digitally, they lack eroticism. They're doing it wrong. That's why I had to come in. It's not about an ambiance or concept; it's about being real. Not realism, but real?ero-real. I have to say it straight. It's not about nudity; clothed subjects can be erotic.
The approach, London presents JACK LAVENDER - Dreams Chunky
6 June - 28 July 2013
Jack Lavender draws from a world of mass-produced objects, transforming their singular banality through their composition within such structures as grids and metal armatures. Sitting between the disciplines of painting, sculpture and collage, Lavender brings different elements together to create a new entity.