La Ferronnerie: dessins - frédéric coché, richard müller, jacqueline taïb - 1 Mar 2008 to 10 Apr 2008

Current Exhibition


1 Mar 2008 to 10 Apr 2008
vernissage samedi 1er mars 2008 de 15h à 20h
mardi au vendredi 14h-19h, samedi 13h-19h
LA FERRONNERIE - BRIGITTE NÉGRIER
40, rue de la Folie-Méricourt
75011
Paris
France
Europe
p: +33 (0)1 78 01 13 13
m:
f: +33 (0)1 48 06 50 84
w: www.galerielaferronnerie.fr











Richard Müller 2007 & Frédéric Coché, 2008
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Galerie La Ferronnerie
Association des Galeries
Paris Art

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Artists in this exhibition: frédéric coché, richard müller, jacqueline taïb


Richard Müller, (1967, Schaffhausen, Suisse) depuis l’Ecole des beaux-arts de Paris, privilégie le dessin dans sa pratique artistique : A partir d’éléments divers –cartes géographiques, prospectus de lieux de vacances, cartes postales, Il élabore des œuvres où l’échelle, le support, la trame du dessin modifie notre perception de la réalité. Il réalise régulièrement de grands dessins muraux, agrandissant des motifs jusqu’à les rendre abstraits.

Jacqueline Taïb (1968, Lyon) utilise le dessin comme un projet de départ pour de futures toiles :Les scènes de chantiers urbains choisies sont ainsi cadrées, puis elle choisit des couleurs très vives qui contribuent à transformer ces morceaux de paysages urbains en constructions quasi-abstraites, qui paradoxalement témoignent avec justesse du chaos de ces zones en transformation.

Frédéric Coché (1975, Pont-à-Mousson, France) s’empare –cette fois-ci par le biais du dessin- de l’histoire, s’approprie des fragments de chef-d’œuvres de l’histoire de l’art pour transporter le spectateur dans son univers où l’homme continue son épopée, du romantisme à la barbarie ordinaire, sans oublier le tragi-comique….



Jacqueline Taïb

‘..Jacqueline Taïb commence ses toiles par des relevés photographiques. Elle n ’y cherche pas une image, ni un élément pittoresque, à peine quelques indices de lignes, de plans, de perspectives ; quelques zones de couleur y apparaissent, ainsi qu’une orientation virtuelle de l’espace. Plus qu’une représentation du réel, la photographie en est un premier filtre, y faisant émerger des éléments de picturalité. Loin de dissoudre l’espace
pictural, la photographie, ici, le fait apparaître. Comme aurait pu le faire une esquisse, cherchant dans le réel
les possibilités de peinture. Se révèlent aussi, dans cet usage minimal de la photographie, des virtualités de l’espace urbain : Non pas des bâtiments, des voies de communication, des architectures plus ou moins monumentalisées, du mobilier urbain’, …’mais un ensemble de plans, de pleins de vides, de points colorés, de directions et de dimensions dans lesquels s’enfonce et s’aventure le regard du peintre. Le cadrage neutre, hasardeux et pourtant précis de la photographie a défait la scène urbaine ; le travail pictural défait la représentation close de la photographie, lui substituant un espace mental comme espace labyrinthique. Plutôt que des arêtes, des contours, des signaux, le tableau emboîte les pans, fond les couleurs, laisse l’œil se perdre dans l’enchevêtrement des espaces.
Ce qu’un premier regard pouvait prendre pour des repères, perd son évidence et finit par participer de l’étrangeté de ce réel..’…

Pierre Manuel, 2007 Entretiens de l’AL/MA, éditions Méridianes .



Richard Müller

Le point de départ de la création artistique de Richard Müller consiste en des impressions et des images de paysages concrets et de lieux à caractère de paysage à partir desquels il crée de nouvelles images par des processus de transformation multiples. Les transformations se produisent lors des passages d’un médium d’image à l’autre – une carte postale devient photo, la photo devient dessin, le dessin devient installation, ou bien : une
vidéo devient photo extraite de la vidéo, qui devient dessin, le dessin devient image murale – tout comme dans
le « jeu » ciblé avec les règles de l’image et les caractéristiques des différents médias. Dans ses travaux à ce jour, Richard Müller a développé une stratégie artistique de la transformation et de la variation qui l’a conduit à un langage imagier qui lui est propre. Il est intéressant de voir à quel point les « images de départ » concrètes restent importantes et actives tout au long du processus.

Dr. Theodora Vischer, Schaulager Bâle, juin 2005
Traduit de l’allemand par Raphaëlle Fraysse, Berlin


Frédéric Coché

Le dessin, la peinture, l’image en général est une re-formulation constante. On dessine avec sa mémoire. On dessine, ou on peint toujours avec une ou plusieurs images sur lesquelles on s’appuie, qui nous inspirent, avec une conscience plus ou moins nette de ce phénomène. Je reproduis une image que j’ai en mémoire. Il ne s’agit pas d’une reproduction mécanique : c’est celle d’une idée, d’une pensée, et cela est comme une reproduction sexuée. C’est à dire qu’elle n’est jamais à l’identique. Comme un enfant est différent de ces parents. Mais la généalogie des œuvres d’art n’est pas celle des humains. Leur durée de vie peut être énorme. Tant qu’elles sont visibles, elles influencent nos pensées, et donc, les fécondent.

Si je veux copier une peinture de Vermeer, toutes les images que j’ai vues, et qui donc sont en moi se manifestent aussi. Elles influencent mes gestes. Je ne peux pas peindre comme Vermeer, car j’ai vu Monet, Picasso, Gasiorowsky. C’est pour cela que l’on peint encore, bien après Giotto, et Van Eyck.

Frédéric Coché, 2007