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Art : Concept: JEAN-LUC BLANC
TU ME FERAS PLAISIR / YOU WILL MAKE ME HAPPY
- 10 Oct 2009 to 7 Nov 2009

Current Exhibition


10 Oct 2009 to 7 Nov 2009

Art : Concept
16, rue Duchefdelaville
F - 75013
Paris
France
Europe
p: +33 1 53 60 90 30
m:
f: +33 1 53 60 90 31
w: www.galerieartconcept.com











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Artists in this exhibition: JEAN-LUC BLANC


JEAN-LUC BLANC
TU ME FERAS PLAISIR
ART: CONCEPT, PARIS
10.10 - 07.11.2009


Pour sa nouvelle exposition personnelle à la galerie art : concept, Jean-Luc Blanc livre une sélection de peintures et de dessins réalisés entre 1986 et 2009. Le titre de l’exposition,Tu me feras plaisir/ Toto Le Momô, fonctionne comme une injonction biblique, un commandement inversé. Les œuvres ont été organisées en deux sections, le visiteur pénètre d’abord dans une salle de moyens et grands portraits parmi lesquels celui de Mia Farrow ou celui de Debbie Harris.

Dans la seconde salle, l’artiste a choisi d’opérer par un dispositif frontal unique : un seul mur sur lequel il présente un all-over de dessins disposés en damier. La lecture peut alors se faire de multiples façons : horizontalement, verticalement ou en diagonale. Le mur devient alors l’équivalent d’un livre ouvert, éclaté. L’imagerie de JLB emprunte principalement au cinéma sans pour autant reproduire des images tirées directement des films. L’artiste s’approprie des cadrages, des visages ou des scènes qui constituent son univers personnel. En parallèle à ce travail inspiré du « cinéfils » qu’il est, dad is dead, JLB réalise des dessins à partir de petits objets ou figurines qu’il assemble telles de petites dramaturgies. Ainsi, il superpose de façon incongrue des personnages ou des scènes dont les gestes et les actions dépeintes deviennent, par association d’idées, surréalistes. JLB navigue dans une panoplie de genres étendue. Loin d’être une simple galerie de portraits dédiée aux stars du cinéma, cette collection de dessins puise aussi bien dans le registre de la scène de genre l’éternel masculin-féminin que dans un registre d’images proches du cartoon our du comic book.

Entre les deux salles, comme pour assurer la transition, le dessin Which one the First (2008), représente le double portrait de Georges Eastman Kodak révélant le polaroïd de son propre portrait. Cette oeuvre est singulière dans la production de JLB : contrairement à la plupart de ses œuvres, elle porte un titre. La rhétorique de l’image fonctionne ici comme une auto-critique et synthèse de la pratique de l’artiste.

L’effet d’arrêt sur image est mis en abyme par l’instantané que l’homme est en train de révéler. Partant de l’image originale, document historique à fort impact publicitaire, JLB choisit le dessin pour figer ou suspendre à nouveau le sujet. Le dessin, médium manuel, vient ici questionner la permanence et l’exactitude de la reproductibilité photographique. Le double proposé par l’artiste n’en est pas réellement un de même qu’un tirage photographique n’est jamais strictement identique au précédent. Un léger changement de réglages techniques ou des imperfections du papier suffisent à changer l’image. JLB confronte sa pratique manuelle à la photographie, qui malgré l’absence de la main de l’homme demeure imparfaite. C’est par le biais d’une métaphore iconographique que l’artiste aborde la quête d’absolu par l’image. Cependant, cette quête s’annonce comme un pied de nez à l’image originelle, au voile de « Veronica », littéralement à la « vraie icône du Christ ».



JEAN-LUC BLANC
YOU WILL MAKE ME HAPPY
ART: CONCEPT, PARIS
10.10 - 11.07.2009


For his new solo exhibition at art : concept, Jean-Luc Blanc selected some paintings and drawings from 1986 to 2009.
The title of the show, You will make me happy, works as a biblical injunction, a reversed command. The works have been organized in two sections, first the viewer enters into a medium and large paintings room among which Mia Farrow or Debbie Harris’s portrait.

In the second room, the artist operates with a unique frontal device: a single wall on which he presents drawings displayed as an all over draughtboard. Therefore, this set can be read in many different ways: horizontally, vertically and diagonally. Thus, the wall is comparable with an opened, split book. JLB’s imagery essentially borrows from cinema, but this doesn’t necessarily imply that he reproduces images directly taken from some films. The artist appropriates framings, faces or scenes which constitute his personal universe. In parallel to this work influences by his movie-goer position, JLB also realizes drawings from small or model objects or figurines which he uses to create sketches. The juxtaposed scenes or characters function such as surrealistic association of ideas. JLB navigates in a wide range of pictorial genders. Far from being a portraits gallery dedicated to the cinema stars, this collection draws in the “scène de genre” - l’éternel masculin-féminin – as well as in a register of images close to the cartoon or the comic books.

In-between the rooms, the diptych Which one the First (2008) provides with a transition. It represents Georges Eastman Kodak’s double portrait revealing the Polaroid of his own portrait. The singularity of this work comes from its title (usually JLB’s works don’t have any title) and from the rhetoric effect it condenses. The image functions as an auto-critique and a synthesis of the artist’s practice.

The freeze frame effect is mise-en abyme with the snapshot being revealed by the protagonist. Regarding the original image, a historical document and efficient advertising, JLB chooses the drawing to freeze or suspend the subject again. As a manual medium, the drawing, questions the permanence and the exactness of the photographic reproducibility. The double made by the artist is not exactly a double, such as from a photographic print to another, differences always remain. A slight technical change or some paper imperfections modify the image. JLB confronts his manual practice to the photography, which remains imperfect despite of the non-intervention of the human hand. This is through the iconographic metaphor that the artist approaches the quest of the absolute by the image. However, this quest implies a subversive answer to the original image, the veil of « Veronica », which literally is the “real icon of the Christ”.







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