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Exhibition

Art : Concept: Peter Regli - 24 Apr 2015 to 23 May 2015

Current Exhibition


24 Apr 2015 to 23 May 2015

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











Peter Regli, RH 316, 2014
marbre // marble, 20 x 30 x 45 cm // 7 7/8 x 11 3/4 x 17 3/4 in.
photo : Peter Regli courtesy de l’artiste et Art : Concept, Paris


Artists in this exhibition: Peter Regli


Peter Regli

24.04 - 23.05.15

The gallery is pleased to announce the first solo show by Peter Regli in France. From April 24 to May 23, the artist (1959, Andermatt, Switzerland) presents a unique ensemble of sculptures that brings together emblematic figures and themes of his « Hackings » series.

Initiated in the 1990s, these actions or interventions exploit the sociological environment as raw material and express themselves in isolated places extending to the four corners of the earth (the geographical center of Nevada or the southernmost point of Africa), or in the street (in New York, Zurich or Genoa), the ultimate public space. Between interventionism and happening, his nearly punk approach always aims to transgress the rules whether they be legal, sociocultural or geographical. On a purely plastic level, his work often takes the form of monumental sculptures, whose dimensions go beyond human perception. As in the case of Reality Hacking No 170, an « invisible circle » made of 2,000 coins tossed into New York waters from a moving boat, marking out Manhattan Island (1999) or his artificially made island in the middle of Lake Uri Lake visible only from plane or a specific mountain-top (2002).

Applying a notion of informatics to the material and tangible world, Peter Regli takes possession of ultra-familiar images and figures to implant them into the least expected places: snowmen in countries where snow never falls (South Africa, Vietnam), a quintet of laughing Buddhas installed in the courtyard of an auditing firm building in Zurich. In both cases, these actions illustrate the lack of references to talk about the culture of the Other. Globalized flow does not necessarily go with a better understanding of belief systems. The spiritual strength of Buddhist philosophy is eagerly embraced by Western societies, and the symbolic value of the snowman is Southeast Asia remains hardly exportable. The cluster of tumid phalluses shown in the exhibition obey the same logic. In Bhutan they represent protective symbols, here they trigger a very different kind of reaction. Teddy bears, Buddhas and penis sculptures are thus gathered in the same space-and-time, where folklores collide and the opposition between the secular and the sacred implodes.

The medium itself is no less unexpected. The childlike and playful forms made of marble or untreated rock create a fantastic contrast. The use of stone, especially highlighted in this exhibition, has been a constant in his work; we can easily think to his Faked Meteorites (1996) or the stone he secretly added to the celtic circle of Vaison la Romaine (2002). Put together, placed on top of each other, marked by the artist or left raw, these stones remind us of both totemic figures and megalithic art. And if their meaning remains as enigmatic, they refer one way or another to the history of mankind and civilizations.

Julia Mossé

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La galerie est heureuse de présenter la première exposition personnelle française de Peter Regli. Du 24 avril au 23 mai 2015, l’artiste (1959, Andermatt, Suisse) propose un ensemble de sculptures inédit qui convoque les figures et les thèmes emblématiques de sa série de « Reality Hacking ».

Initiées dans les années 1990, ces actions ou interventions prennent pour matière première l’environnement sociologique et pour lieu d’expression des endroits reculés des quatre coins du globe (le point central de l’état du Nevada ou le point extrême sud du continent africain) ou l’espace public par excellence, la rue, tour à tour new yorkaise, zurichoise ou génoise. Entre interventionnisme et happening, son attitude presque punk vise toujours à transgresser ou subvertir les barrières légales, socioculturelles et physiques. Plastiquement, cela se traduit souvent par des sculptures monumentales, dont les dimensions dépassent les limites de la perception. On peut citer son « cercle invisible » composé de 2 000 pièces de monnaie jetées dans les eaux de New York depuis un bateau touristique, délimitant ainsi l’île de Manhattan (Reality Hacking No 170, 1999), ou bien son île créée artificiellement au milieu du lac Uri, uniquement visible depuis un sommet montagneux ou par avion (2002).

Piratage informatique appliqué au champ du réel, au monde matériel, le travail de Peter Regli s’empare librement d’images et de figures ultra popularisées pour les implanter là où on ne les attend pas : un bonhomme de neige dans les pays où il ne neige pas (Afrique du Sud, Vietnam), un quintet de Bouddhas rieurs aux pieds d’un building d’un cabinet d’audit à Zurich. Dans un cas comme dans l’autre, ces interventions illustrent les lacunes référentielles pour parler de la culture de l’autre. Circulation mondialisée et quasi instantanée ne rime pas forcément avec meilleure compréhension des systèmes de croyances. Si la dimension symbolique rattachée à nos sculptures de neige humanoïde est difficilement exportable au Vietnam, la force spirituelle de la philosophie bouddhiste ne l’est pas moins en Occident. La réflexion s’applique aussi aux bouquets de phallus en érection présentés dans l’exposition. Symboles protecteurs au Bhoutan, ici ils provoquent un tout autre type de réaction. Nounours, Bouddhas et sculptures phalliques sont ainsi rassemblés dans un même espace-temps, où les folklores rentrent en collision et la séparation profane / sacré implose.

Le matériau n’est pas non plus celui que l’on attend. Le caractère brut et lourd du marbre ou de la roche contraste étonnamment avec les formes enfantines et ludiques qui en résultent. L’usage de la pierre, particulièrement mise à l’honneur dans cette exposition, est d’ailleurs une constante dans le travail de l’artiste, qu’il s’agisse de ses vraies fausses météorites implantées dans les Alpes suisses (Faked Meteorites, 1996) ou de la pierre qu’il ajoute secrètement sur le site celtique de Vaison la Romaine (2002). Assemblées, mises les unes sur les autres, dessinées ou laissées à l’état brut, ces pierres rappellent autant les figures totémiques que l’art mégalithique. Et si leur signification demeure tout aussi énigmatique, elles nous renvoient d’une manière ou d’une autre à l’histoire de l’humanité et des différentes civilisations.

Julia Mossé

Né en 1959 à Andermatt (Suisse), Peter Regli vit et travaille à New York. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques suisses, notamment le Kunsthaus, Zürich, le Fotomuseum Winterthur, Winterthour et Le Migros Museum für Gegenwartskunst, Zürich. Récemment, on a pu observer son travail dans les expositions personnelles suivantes : Peter Regli, Snow Monsters, Flatiron Plaza, New York (2015), Ages of Smoke, Istituto Svizzero, Milan (2014) et Sleeping Stone, KARMA, Amaganset (2014).


www.galerieartconcept.com






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