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Exhibition

Art : Concept: Michel Blazy - Pull Over Time - 6 Feb 2015 to 7 Mar 2015

Current Exhibition


6 Feb 2015 to 7 Mar 2015

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











Michel Blazy, Sans titre, 2014
appareil photographique, plante, eau, dimensions variables
photo : Michel Blazy, courtesy de l’artiste et Art : Concept, Paris


Artists in this exhibition: Michel Blazy


Michel Blazy, Pull Over Time

6 février - 7 mars 2015

The gallery is glad to present Pull Over Time, a personal exhibition by Michel Blazy that will run between the 6th of February and the 7th of March 2015. Coinciding with the publication of a monographic reference catalogue produced by the frac Île-de­France and published by Manuella Editions retracing more than 20 years of creation, the exhibition proposes to re-enact the most emblematic pieces of Michel Blazy’s artistic career while putting emphasis on his new work.

As is often the case with Michel Blazy’s proposals, materials will at once be enhanced and strained within an exhibiting space that turns into a laboratory. In a subtle balance between mastery and randomness, and according to each substance’s properties and display conditions, materials evolve and transform during the exhibition’s space-and-time span. Akin to Robert Morris’s anti-form, or to Dieter Roth’s works and far from any static nature, Michel Blazy’s pieces could be described as space-and-time sensors that integrate hazard in the most unpredictable ways. The artists says: “I offer them time”. Whether it’s the wall that drinks or the bleach “drawings” or a moulding folded sweater, all his pieces undergo organic and chemical reactions – from capillarity to absorption and all the way to germination – as so many strategies of emancipation and survival of substance. Matter in all its states reveals the astonishing permeability of so called solid objects, that allow themselves to be impregnated and contaminated by fluids: plaster by dye, fibres by detergent and water. Instead of an “eating sculpture”*, we find a “wall that drinks”. Thus Arte Povera’s attitude is not that far away: both in the use of ordinary, organic and often rough materials and in the statement made by the humbleness of an artistic gesture that is opposed to luxurious and ostentatious art.

Set on sleek presentation-pedestals that look very much like the display units of a luxury boutique or showroom, the visitor discovers the artist’s latest productions; representing the world of electronics, a portable computer and a camera, representing the realm of prêt à porter, a series of sweaters available in three different colours. But the comparison ends here. Freed from the aesthetics of industry that is often polished and finished, the articles displayed are invaded by spontaneous vegetation and sport a blatant component of failure, an assumed malfunction. Their regeneration is due to the intervention of the vegetal world, a nature that resurges – much like the appliances that are left to decay on the sides of roads or along riverbeds. Escaping their planned obsolescence, these manufactured produces are freed from their conditioning and become the recipients of a new primitive and savage form of life. As is often the case with Michel Blazy’s work, living matter is at work and makes humorous use of the mechanisms of cultural and consumerist industries. Reminding us of the seventies’ ecological utopias, Michel Blazy thus affirms an innovative process for the treatment of discarded objects, a poetic recycling operation.

Eminently political, Michel Blazy’s artistic practice is similar to the concepts developed by French landscape architect and writer Gilles Clement, fostering what could be described as miniature “gardens of resistance”. His work not only questions the status of art and exhibition, but also our concept of time and the relationship of mankind to its environment, in an attempt to reconcile the eternal opposition between nature and culture.

Julia Mossé // Translation Frieda Schumann

*Reference to a work by Giovanni Anselmo, one of the greatest artists of the Arte Povera movement: Senza titolo (Scultura che mangia), 1968.Michel Blazy was born in 1966 in Monaco. He lives and works in Paris. Solo shows : Flore Intestinale, Le Parvis - Scène nationale Tarbes-Pyrénées, Ibos (2014) ; Bouquet Final 3, National Gallery of Victoria, White Night, Melbourne (2013) ; Le Grand Restaurant, Frac Île-de-France, Paris (2012) ; Débordement domestique, Art : Concept, Paris (2012). Group shows: Constuire une collection, Villa Paloma, Nouveau Musée National de Monaco (2015) ; ROC, galerie du jour agnès b, Paris (2015) ; Le Mur, oeuvres de la collection Antoine de Galbert, La Maison Rouge, Paris (2014).

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La galerie est heureuse de présenter Pull Over Time, la nouvelle exposition personnelle de Michel Blazy, du 6 février au 7 mars 2015. Parallèlement à la publication d’une monographie de référence produite par le Frac Île-de-France et éditée par Manuella Editions retraçant plus de vingt ans de création, l’exposition propose de rejouer des œuvres emblématiques de son parcours artistique, tout en faisant la part belle à ses nouvelles pièces.

Comme souvent dans les propositions de Michel Blazy, la matière est mise à l’honneur, ou plutôt à l’épreuve, dans un espace d’exposition qui devient son laboratoire. Dans un équilibre subtil entre maîtrise et aléatoire, la matière évolue et se transforme dans l’espace-temps de l’exposition, en fonction de ses propriétés et de ses conditions de monstration. Proches de l’Anti Form défendue par Robert Morris ou des travaux de Dieter Roth, les œuvres de Michel Blazy ne sont pas des formes fixes, mais des capteurs spatio-temporels qui intègrent le hasard et l’imprévisible, qui revendiquent le passage du temps. « Je leur offre du temps >> affirme l’artiste. Qu’il s’agisse du mur qui boit, des « dessins » à l’eau de Javel ou des pull-over, ce sont les réactions organiques ou chimiques – de la capillarité à l’absorption, en passant par la germination – qui sont à l’œuvre, et qui sont autant de stratégies d’émancipation et de survie de la matière. La matière dans tous ses états révèle la perméabilité des corps, dits solides, qui se laissent traverser et contaminer par la diffusion des fluides : le plâtre au contact du colorant, les fibres à celui du détergent ou de l’eau. Si ce n’est plus la « sculpture qui mange >>* mais « le mur qui boit >>, l’attitude de l’Arte Povera n’est pas loin non plus : dans l’utilisation de matériaux ordinaires, organiques ou rudimentaires, mais surtout dans l’affirmation d’un geste artistique humble, en réaction à un art luxuriant et ostentatoire.

Dans des présentoirs épurés, à la manière d’un display de boutique de luxe ou d’un showroom, le visiteur découvre les dernières productions de l’artiste ; côté électronique, un ordinateur portable et un appareil photographique, côté prêt­à-porter, une série de pull-over déclinée en trois coloris. Mais la comparaison s’arrête ici. Affranchis de l’esthétique industrielle, léchée et finie, les articles proposés envahis par une végétation spontanée affichent une défaillance manifeste, un dysfonctionnement assumé. Ils se régénèrent par l’intervention du végétal, d’une nature qui reprend ses droits – à l’image de ces appareils électroménagers laissés à l’abandon au bord des routes, au fond des eaux. Échappant à leur obsolescence programmée, ces produits manufacturés déconditionnés deviennent les réceptacles d’une nouvelle vie, sauvage et primitive. Comme souvent dans le travail de Michel Blazy, le vivant est à l’œuvre et détourne avec humour les mécanismes de l’industrie culturelle et de la société de consommation. Aux confluents des utopies écologiques des années 1970, Michel Blazy affirme ainsi un procédé innovant de traitement des objets mis au rebut, une opération de recyclage poétique.

Éminemment politique, la démarche de Michel Blazy se rapproche des concepts développés par le paysagiste et écrivain Gilles Clément, proposant en quelque sorte des « jardins de résistance >> miniatures. Son travail remet en question non seulement le statut d’œuvre d’art et d’exposition, mais surtout notre conception du temps et le rapport de l’homme à son environnement, dans une tentative de réconcilier l’éternelle opposition entre nature et culture.

Julia Mossé

* Référence à une pièce de Giovanni Anselmo – considéré comme l’un des artistes les plus influents du mouvement Arte Povera – Senzo titolo (Scultura che mangia), 1968.

Michel Blazy est né en 1966 à Monaco. Il vit et travaille à Paris. Expositions personnelles : Flore Intestinale, Le Parvis - Scène nationale Tarbes-Pyrénées, Ibos (2014) ; Bouquet Final 3, National Gallery of Victoria, White Night, Melbourne (2013) ; Le Grand Restaurant, Frac Île-de-France, Paris (2012) ; Débordement domestique, Art : Concept, Paris (2012). Expositions collectives : Constuire une collection, Villa Paloma, Nouveau Musée National de Monaco (2015) ; ROC, galerie du jour agnès b, Paris (2015) ; Le Mur, oeuvres de la collection Antoine de Galbert, La Maison Rouge, Paris (2014).


www.galerieartconcept.com






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