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Exhibition

Art : Concept: "Desert Plains and Internet Memes" - 24 Oct 2013 to 23 Nov 2013

Current Exhibition


24 Oct 2013 to 23 Nov 2013

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











"Desert Plains and Internet Memes"
24 october - 23 november 2013


Artists in this exhibition: Uri Aran, N.Dash, Hubert Duprat, Ajay Kurian, Matt Sheridan Smith, Josh Tonsfeldt


"Desert Plains and Internet Memes"

Uri Aran, N.Dash, Hubert Duprat, Ajay Kurian
Matt Sheridan Smith, Josh Tonsfeldt

Art : Concept
24 october - 23 november 2013
Opening 24 october - 6 to 10 pm

Il y a des milliers d’années, les Incas utilisaient des fils de soie pour communiquer. Ils les tressaient afin de former des motifs colorés qui leur permettaient de remplacer toute forme conventionnelle d’écriture. Les ordinateurs ont, quant à eux, été inventés il y a tout juste quelques décennies, rendant possible la prolifération de douzaines de nouveaux langages qui se sont répandus digitalement à travers le monde tout en donnant accès à des domaines et des environnements qui n’avaient jusqu’alors jamais été envisagés même par les esprits les plus fous. Il y a quelques millions d’années, la vie végétale a commencé à interagir avec son environnement afin de comprendre le monde qui l’entourait et ainsi de s’assurer la continuation de sa propre prospérité. Pendant des années, ces ajustements ont eu lieu mais de façon tellement lente que leur mise en Tmuvre est presque passée inaperçue. Plus récemment encore, les humains ont entrepris de cartographier leur propre code génétique, ce qui leur a permis de dévoiler d’étranges passerelles ayant tendance à prouver que l’essence de l’être humain ne pouvait aucunement se réduire à une liste d’informations constitutives. Cela nous permet de prendre acte du fait qu’une nouvelle étape de l’évolution a été franchie, une étape au cours de laquelle certains codes ont été chamboulés et dont l’information contenue ne sera jamais inscrite dans la transmission des nouveaux codes qui sont en train d’être écrits, produits et adoptés. Tout compte fait, le cours de l’histoire n’est pas uniquement en train d’être répertorié par l’être humain ou par les choses l’ayant précédé.

Cette exposition traite des langages cryptés contenus dans les objets et des efforts que nous produisons pour les traduire. L’âge d’un arbre est donné par les cercles de son tronc ; la beauté d’une géode et de son cTmur cristallin n’apparaît qu’une fois celle-ci ouverte ; de même la moisissure, longtemps considérée comme une forme naturelle dépourvue d’intelligence, est à présent perçue comme le vecteur d’une intelligence collective lui permettant de se diriger dans un labyrinthe de la même façon que le ferait un animal quelconque. L’exposition réunit des artistes dont le travail est davantage à rapprocher d’une archéologie du passé et du futur, de la nature et de la culture, tout en ignorant la dichotomie existant entre les deux. Cependant, le propos de cette exposition n’est pas de prouver qu’il n’y a pas de différence entre un fourmilier et un aspirateur, mais plutôt de dire qu’elle évoque l’infiniment grand, l’écologie, l’évolution idéologique et linguistique en un mot qu’elle parle d’un monde qui n’aurait pas seulement été façonné par l’homme mais aussi par les minéraux, les microbes ou les végétaux pour n’en citer que quelques uns.

Au fur et à mesure que ces deux idées de traduction et de cryptage se développent à travers l’organique et le digital, l’imaginaire et le réel, le passé et le futur, nous nous retrouvons peu à peu dans un jardin très très lointain dans lequel des réseaux hexagonaux de nanotubes renferment le poids du futur, où des plantes secrètent des substances qui pourraient nous aider à résoudre les problèmes de l’humanité, ou des représentations conflictuelles se battent pour proclamer leur réalité et où des sédiments se fixent sur le dos de vertébrés ; tout cela nous montrant que le medium est finalement le message, un message ancré dans une digitalisation fossilisée.

Ajay Kurian

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Thousands of years ago the ancient Incans used silk threads to speak, weaving intricately colored patterns in lieu of any conventional forms of writing. A mere handful of decades ago, computers were invented, proliferating dozens of new languages that digitally spilled out into the world, opening up domains and environments that had not yet been fully imagined by the wildest minds. Millions of years ago, plant life was able to communicate with its surroundings and began to translate the world around it to continue to prosper. Adjustments were made in time, but so slowly that agency is often difficult to notice. More recently, humans mapped their entire genetic code, unveiling strange new gateways into how the human cannot be reduced to its constitutive information, while also understanding that this inaugurates a new stage in evolutionary history, where certain codes have been broken and will forever inform the new codes that will be written, enacted, or produced. Taken together, the course of history is not one charted by humans alone, nor by the things that preceded humanity.

This exhibition is about the encrypted languages of objects and our efforts to translate them. A tree holds its age in its rings; a geode, when split open, reveals a beauty of age and organization held in its crystalline heart; a mold, for so long thought to be brainless, now appears a carrier of a collective intelligence, able to navigate through mazes just like a mammal might. The exhibition brings together artists whose work is much like an archaeology of both the future and the past, of nature and culture, while the distinctions between both are disregarded. This is not to say there is no difference between an ant-eater and a vacuum cleaner; rather to say that this exhibition is about the larger, stranger ecologies and evolutions of ideas, objects, and languages, in a world not simply shaped by humans, but also the minerals, microbes and manna of the earth, just to name a few.

Together, as these two ideas, translation and encryption, proceed through the organic and the digital, the imaginary and the real, the past and the future,we find ourselves in a garden far, far away, where hexagonal lattices of nanotubes hold the future’s heft, secretions of plants help solve human problems, clashing representations fight for their claim to reality, and sediments press on the backs of vertebrates, insisting that the medium is the message, massaged into fossilized digitalia.

Ajay Kurian


www.galerieartconcept.com






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