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Exhibition

Art : Concept: Francis Baudevin - 12 Sept 2013 to 19 Oct 2013

Current Exhibition


12 Sept 2013 to 19 Oct 2013

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











Francis Baudevin, Obrist, 2013
acrylique sur toile, acrylic on canvas
150 x 140 cm


Artists in this exhibition: Francis Baudevin


Francis Baudevin
Patterns in sound

Vernissage
Jeudi 12 septembre 2013 18:00 - 21:00

«Cock that crowed in the morn / Farmer farming / This is the farmer sowing the corn / That kept the cock that crowed in the morn / That waked the priest all shaven and shorn / That married the man all tattered and torn / That kissed the maiden all forlorn / That milked the cow with the crumpled horn / That tossed the dog / That worried the cat / That killed the rat / That ate the malt / That lay in the house that Jack built»

Extrait de la comptine, The House that Jack built, Angleterre, milieu du 16ème siècle

Pour sa troisième exposition personnelle à la galerie Art : Concept, Francis Baudevin s’est souvenu d’un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir, The House that Jack built, intitulé l’Héritage diabolique en français. Le scénario, peu habituel pour la série met en scène Emma Peel qui se rend dans une maison à la campagne qui vient de lui être léguée par un oncle inconnu. Elle s’aperçoit très vite que la demeure a des aspects inquiétants et qu’elle y est retenue prisonnière. Le piège lui a été tendu par un ingénieur en automatisation que Emma avait licencié lorsqu’elle avait repris l’entreprise de son père. L’ingénieur, décédé a conçu cette maison diabolique gérée par un ordinateur dans le but de faire perdre la raison à Madame Peel… A première vue, difficile de trouver une unité stylistique entre un épisode d’une série policière datant de 1966 et les toiles graphiques de Francis Baudevin. Et pourtant à bien des égards cet étrange scénario aux allures psychédéliques et psychologiques rappelle le travail de cet artiste suisse qui a fait sien depuis plusieurs années la notion de simplification du motif, de la répétition graphique le tout ponctué par une connaissance pointue de la musique agissant comme des stimuli sur son travail.

Dans The house that Jack built, Emma Peel se retrouve prise au piège dans une maison dont elle ne peut s’échapper, l’ordinateur qui commande toutes les pièces et les accès diffuse une musique lancinante, répétitive, comme un battement de coeur. Elle tente d’évoluer dans un univers hallucinatoire et labyrinthique où le sol et les murs sont recouverts de formes géométriques. L’attention du réalisateur apporté à la finesse des détails est indéniable, du lieu lui même (les scènes en extérieur ont été tournées dans un ancien hôpital psychiatrique) en passant par les décors et la répétition des motifs, l’atmosphère est lourde et enferme peu à peu le spectateur dans un univers complexe. Cette importance du motif, de sa provenance et de sa répétition se retrouve dans le travail de Baudevin. S’éloignant du travail sur les logos de produits et leur signification littérale et quasi immédiate, ses nouvelles oeuvres, certes toujours empruntées de l’univers graphique et peintes avec la plus grande méticulosité, sont désormais davantage orientées vers la culture populaire. Il leur donne une signification plus complexe, tout comme avec les photos de pochettes de disques, les ancrant dans un panorama d’échanges et de connexions où les systèmes d’identification sont denses et multiples. En effet, la société a vu naître différents groupes qu’ils soient affiliés à la musique, aux labels indépendants, aux séries télévisées ou tout simplement des néo-castes sociales auxquelles on s’associe ; tous ces groupes ont des codes bien précis et une iconographie provenant d’un corpus d’images souvent pré-existant. L’image utilisée par telle groupe ne signifiant pas la même chose pour un autre et offre ainsi une possibilité d’interprétation multiple.

Prenons l’exemple du titre de cette exposition, Patterns in sound, il est tiré d’un vinyl compilant de la musique classique, dont la pochette pourrait être vraisemblablement attribuée à Josef Albers. Au dos de ce dernier on peut lire un texte écrit par la maison de disque Enoch Light qui résume cette idée de mélange des influences et des époques : «ce disque, n’est pas seulement une compilation de musiques anciennes, mais plutôt une maison dont chaque fenêtre ouvrirait sur un monde appartenant au passé. Ces «échantillons de sons» sont aussi les composants entrant dans la fabrication de l’histoire humaine». Ces différentes mélodies ne voudront pas forcément dire la même chose selon la personne qui les écoute, ne raconteront pas la même histoire; un peu comme l’expliquait Josef Albers, dans son ouvrage de 1963, L’interaction des couleurs. En développant cette théorie quasi-scientifique des couleurs, il démontre que ces dernières n’ont pas de valeur intrinsèque mais qu’elles dépendent de leur interaction. «Aucun oeil normal, même le plus entraîné, n’est à l’abris des illusions de couleur, explique t-il. Celui qui prétend voir les couleurs indépendamment de leurs modifications illusoires n’abuse que lui-même, et personne d’autre »(1). Albers établit une sorte de relativité des couleurs où le rouge ne serait pas que le symbole de la passion et le vert celui des écolos ou de l’espoir…Un trait commun avec les oeuvres de Francis Baudevin qui suivent ce postulat. Dans ses toiles, une bande ou un motif de couleur sera interprété différemment par l’oeil du spectateur selon la couleur qui se trouve en arrière-plan, de même certaines formes n’apparaîtront qu’après que l’oeil se soit habitué à la toile, seul un regard intensif permettra de voir apparaître un motif à première vue invisible.

est donc question de couleur, d’interprétation, de répétition de l’image et finalement de position en fonction de qui l’on est et d’où on se trouve, se place dans la société. Avec ses toiles abstraites et colorées, Francis Baudevin, nous propose à son tour une vision possible. Comme ces groupes sociétaux, elle est à la fois collective et personnelle; elle recrée une atmosphère ou un moment spécifique comme peut le faire une chanson ou un morceau de musique. Le travail de Baudevin revêt la même sensibilité et subtilité que la musique grâce au rythme, au mouvement et aux itérations graphiques et picturales qu’il donne à ses peintures. A la manière d’Emma Peel prise au piège et observée dans une maison – machine qui doit, pour s’en sortir, appuyer sur le bon bouton; le spectateur est amené à emprunter ce labyrinthe visuel et répétitif et d’en trouver sa propre interprétation grâce à ses références personnelles.

A.B

(1) Josef Albers, L’intéraction des couleurs, Hachette, Paris 1974, p. 45

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"Cock that crowed in the morn / Farmer farming / This is the farmer sowing the corn / That kept the cock that crowed in the morn / That waked the priest all shaven and shorn / That married the man all tattered and torn / That kissed the maiden all forlorn / That milked the cow with the crumpled horn / That tossed the dog / That worried the cat / That killed the rat / That ate the malt / That lay in the house that Jack built"

From, The House that Jack built, England, middle of 16th century

For his third personal exhibition at Art : Concept, Francis Baudevin has recalled an episode of "the Avengers" called The House that Jack Built (Diabolical Heritage in its French translation). The script iquite unusual for that series starts with Emma Peel going to a country mansion that she has just inherited from an unknown uncle. She quickly realizes that the house has some extremely deranging features and that she is being held prisoner by it. The trap has been set by an automation engineer; a man that Emma had fired when taking over her father’s business many years before. By devising this computer-driven diabolical house before dying, the engineer’s wish was to drive Emma Peel out of her mind… At first sight, it is hard to find a stylistic unity between an episode of this crime-drama-series dating back from 1966 and Francis Baudevin’s graphical paintings. However, the weird scenario of psychedelic and psycho aesthetics strangely relates to the work of the Swiss artist, who has, during the years, made features such as pattern-simplification and graphical repetition. His extensive and detailed knowledge of musical rarities; and of the "cult" imagery that they foster constantly act as stimuli on his work.

In The House that Jack Built, Emma Peel finds herself trapped by a house from which she cannot escape. The computer that controls all the rooms and their access broadcasts some insistent and obsessive music that reminds us of a heartbeat. She tries to make her way through a hallucinatory and maze-like universe with floors and walls covered with an overall set of geometric patterns. Particular attention and care must have been paid by the film-director to details and meticulous researches; starting from the location scouting (the outdoor scenes were shot on the premises of a former psychiatric hospital), to the sets and pattern-creation. The atmosphere is dense and heavy; gradually trapping the spectator in a complex universe. The importance of patterns, their provenance as well as their repetitiveness finds an echo in Baudevin’s work. Drifting away from his previous work on logotypes and brands and their almost immediate and literal significance, his latest work; although still issued from the universe of graphics and painted with the same meticulousness as ever, tends to be more oriented towards pop culture. He gives patterns a more complex significance, anchoring them to a framework of extremely dense and manifold connections and identification processes, akin to the scheme that he had devised for his work on photographs of record-covers. Modern society has engendered countless sub cultural groups. Whether affiliated to music trends or to independent labels, television series or simply new social casts, all these groups have precise codes and an iconography often issued from a pre-existing body of work. When used by a group, an image may not bear the same significance as when it is used by another group, thus multiplying possibilities of interpretation.

For instance this exhibition’s title: Patterns in Sound, is based on a vinyl compilation of classical music, the sleeve-cover of which could be attributed to Josef Albers. On the back of the original cover, a text by the record label "Enoch Light" resumes the idea of melting pot and blending of influences and epochs: "This record isn’t just a compilation of ancient music, but rather a house of which each window opens upon a world that belongs to the past. These "sound samples" are different components involved in the manufacturing of human history." Different melodies won’t have the same meaning according to the people who listen to them. They won’t tell the same story. As Josef Albers explained in his 1963 book called The Interaction of Color: "No normal eye, even a very trained one is immune to illusions of color. Who claims to see colors independent of their illusionary changes fools only himself, and no one else"(1). Albers establishes a sort of color relativity where red isn’t merely the symbol of passion and green not just the emblem of hope and ecology… A common trait with Baudevin’s work, who follows the same postulate. On his canvases, a stripe or color motif will be interpreted differently by the spectator’s eye according to the background color, and some shapes will not even reveal themselves until the eye has become accustomed to the canvas. Only an intensive observation will allow people to see a pattern that remains invisible at first glance.

It’s all about color, interpretation, repetition of image and final positioning according to who you are and where you are, both in society and in your mind. With his abstract and colorful paintings, Francis Baudevin proposes a range of possible visions. As in the aforementioned societal structures; your vision will be both collective and personal: re-creating a moment in time or a specific atmosphere just like a song or a musical piece would. Francis Baudevin’s art assumes the sensitivity and subtleties of music thanks to rhythm, movement and the graphical-painterly iterations that his paintings reveal. Just like Emma Peel, when she is trapped and observed by a machine-house and has to find the right pushbutton to set herself free; the spectator is prompted to cross the repetitive visual labyrinth of the artist’s work and find freedom through an interpretation based on his own personal references.

A.B // Translation Frieda Schumann

(1) Josef Albers, Interaction of color, Hachette, Paris 1974, p. 45

www.galerieartconcept.com






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