Berlin 00:00:00 London 00:00:00 New York 00:00:00 Chicago 00:00:00 Los Angeles 00:00:00 Shanghai 00:00:00
members login here
Region
Country / State
City
Genre
Artist
Exhibition

Art : Concept: Richard Fauguet - Selon Arrivage - 19 Nov 2011 to 7 Jan 2012

Current Exhibition


19 Nov 2011 to 7 Jan 2012

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











Image © Richard Fauguet, courtesy Art : Concept
12


Artists in this exhibition: Richard Fauguet


Richard Fauguet
Selon Arrivage

19/11/11 - 07/01/12
vernissage le samedi 19
novembre 2011
18h00 - 21h00

Selon Arrivage* is Richard Fauguet’s fourth personal exhibition at Art : Concept. On this occasion he will present a serie of portraits and a group of anthropomorphic sculptures. In the second room, tapestries will be submitted to the silent observation of a clay portrait of him that he has recently been offered.

Thus described, this exhibition could almost be perceived as a rather classical proposal in terms of iconography, medium and genre. However, the materials that go to the making of his pieces transform the whole lot into something else: Incongruous gatherings of objects that summon both grand masters of art and amateurish practices. Richard Fauguet navigates between wedding-cake architecture, painting, pottery, plumbing, crafts and ready-mades. For over two decades he has carried out his experiments and let himself be guided by intuitive creative processes that have nourished his own personal logic with richly referenced forms and images. Between amateurism and serious ravings, taking long ramblings into the heart of ordinariness and into the stuff that makes all that is terribly banal, because obsolete or almost unnoticed, Richard Fauguet light-handedly matches objects of decoration and vernacular artifacts with domestic and hardware-furnishings.

Each of the portraits is directly inspired by one of Picasso’s wives or muses. They are neither oil portraits nor acrylic paintings, but colored plasticine-models that the artist has kneaded, worked and then heated-up. The model melts, offering new patterns and volumes to the surface of the canvas.

“Picasso’s women have melted for me”, explains the artist. Which is a play on words ** but also a literal approach of Picasso’s work and of Cubism in particular. Fauguet handles the subject of bi-dimensionality in painting “au pied de la lettre” (literal-minded). He literally grapples with it. He pulls down volumes and crushes them onto the canvas’s surface, smoldering the third dimension on the pictorial surface with the help of chemistry and in a sort of alchemy. Heat-induced distortion therefore introduces a new form of representation by the creation and destruction of patterns and volumes. Duration (a 4th dimension often evoked by Cubism) is perceivable, but in bemused and simplified way.

Unlike some of Picasso’s paintings that Fauguet uses as reference, here the subject is inextricably bound to the material that composes the portraits, and the thickness of materials employed stands out from the background in all its aesthetic singularity. These feminine portraits re-enact – not without a good deal of humor – the fundamental ambiguity that exists between physical space (the canvas), and mental representation space.

On yet another research or variation on the theme of human figure and its depiction, Fauguet’s anthropomorphic sculptures combine standardized objects (sink-pedestals) with manufactured ones (potteries from Vallauris, also made of originally malleable material). Finally, in the continuation of the legendary stance of “the artist surrounded by his wives and muses” Fauguet places his own portrait in front of two tapestries: one representing a pin-up, and the other one the reproduction of a Vermeer painting. He puts himself in the show in an almost solemn way, with eyes closed. Here he describes himself as “in the middle of a dream or having a vision”. But his portrait is nevertheless well rooted in reality, and connected to the wall with a basin plug! What is the meaning of the choice of this plumbing and somewhat trivial element, whose basic function is, apart from being removable, both to contain and let things drain away? Could the flight of this dream-moment be imminent?
Selon Arrivage remains suspended, forever on the point of swinging over to either one of these sides between celebration of creative genius or its parody.

Caroline Soyez-Petithomme
Translation: Frieda Schumann

*Selon arrivage : « Subject to availability »

** In french, this sentence implies a loss of emotional control (melting with love)...



Richard Fauguet
Selon Arrivage

19/11/11 - 07/01/12
vernissage le samedi 19 novembre 2011
18h00 - 21h00

Selon Arrivage est la quatrième exposition personnelle de Richard Fauguet à art: concept. À cette occasion, il présente une nouvelle série de portraits, un ensemble de sculptures anthropomorphes et dans la seconde salle, des tapisseries sont mises en regard de son portrait en terre cuite qui lui a récemment été offert.

Ainsi décrite l’exposition pourrait presque passer pour une proposition somme toute classique en termes de genre pictural, d’iconographie et de médium. Mais la composition des œuvres fait basculer l’ensemble vers tout autre chose: des assemblages incongrus qui convoquent aussi bien des grands maîtres de l’histoire de l’art que des pratiques artistiques amateur. Richard Fauguet navigue entre pâtisserie et peinture, poterie et plomberie, fait main et ready-made. Il expérimente, se laisse guider par des processus créatifs intuitifs qui, depuis une vingtaine d’années, alimentent sa logique interne de formes et d’images richement référencées. Dilettantisme et délire sérieux, déambulation au cœur de l’ordinaire, de ce qui compose le terriblement banal soit parce qu’il est devenu obsolète, soit parce que nous ne le regardons plus, Fauguet combine avec légèreté des objets de décoration, des artefacts vernaculaires, des matériaux domestiques ou de bricolage.

Les portraits, dont chacun est directement inspiré d’une compagne ou égérie de Picasso, ne sont ni de la peinture à l’huile, ni de l’acrylique, mais de la pâte à modeler que l’artiste a pétrie, malaxée, puis chauffée. Le modelage s’en est ainsi aplani, offrant de nouvelles formes et volumes à même la toile.

«Les femmes de Picasso ont fondu pour moi», explique l’artiste. Jeu de mots donc mais aussi approche littérale de l’œuvre de Picasso et particulièrement du Cubisme, Fauguet prend au pied de la lettre ou devrait-on dire à bras le corps la problématique de la bidimensionnalité en peinture. Il confronte directement la forme sculptée, le volume, soit la troisième dimension à la surface de la toile, laissant ensuite agir une certaine forme de chimie ou d’alchimie. La déformation thermique entraîne donc, par formation et déformation des volumes, une nouvelle représentation. La durée ou quatrième dimension est ainsi donnée à voir mais d’une manière simplifiée, comme un clin d’œil amusé au Cubisme dont les compositions étaient rendues de plus en plus complexes.

Le sujet est inextricablement lié à la matière qui le compose. Contrairement à certaines des peintures de Picasso ici citées, celles de Fauguet, dans toute leur épaisseur et leur singularité plastique, se détachent du fond. Ces portraits de femmes rejouent non sans humour l’ambiguïté fondamentale — moteur de l’inventivité de la peinture moderne — qui existe entre l’espace physique (celui de la toile) et l’espace (mental) de représentation.

Autre recherche ou variation sur la représentation de la figure humaine: les sculptures anthropomorphes qui combinent objets standardisés (pieds de lavabos) et objets manufacturés (poteries de Vallauris elles aussi issues d’une autre matière à modeler). Enfin, dans le prolongement de cette posture mythique de l’artiste entouré de ses femmes ou de ses muses, Fauguet dispose son propre portrait face à deux tapisseries, l’une représentant une pin up, l’autre une peinture de Vermeer. Il se met en scène de façon presque solennelle, avec les yeux fermés. Il se décrit lui-même comme «au milieu d’un rêve ou d’une vision». Mais son portrait demeure pourtant bien en prise avec le réel, relié au mur par une bonde de lavabo! Qu’en est-il d’un tel accrochage et du choix de cet élément de plomberie quelque peu trivial dont la fonction première est d’être amovible afin de contenir ou d’écouler ? La fuite de ce moment onirique serait-elle imminente ? Selon arrivage demeure en équilibre, définitivement sur le point de basculer, entre célébration et parodie du génie créateur et de son inspiration.

Caroline Soyez-Petithomme








SIGN UP FOR NEWSLETTERS
Follow on Twitter

Click on the map to search the directory

USA and Canada Central America South America Western Europe Eastern Europe Asia Australasia Middle East Africa
SIGN UP for ARTIST MEMBERSHIP SIGN UP for GALLERY MEMBERSHIP