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Exhibition

Art : Concept: Adam McEwen - The House of Marlon Brando - 7 May 2011 to 18 June 2011

Current Exhibition


7 May 2011 to 18 June 2011

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











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Artists in this exhibition: Adam McEwen


Adam McEwen
The House of Marlon Brando


May 7 - June 18, opening May 7.

For his second solo exhibition at Art: Concept, Adam McEwen presents a new series of sculptures made from graphite. This material is the fundamental element in this new series and creates cohesion amongst the pieces. It is as if the shapes sprouted from a single mould: they share the same color, surfaces and textures.

McEwen selects everyday objects that are more or less emblematic of American consumer culture as well as recent capitalism and he produces identical reproductions down to the smallest details and in the exact scale: an air conditioner, a water fountain, and neon lights, stay with us and raise questions regarding how we manage our fundamental needs. In addition, the artist produced a credit card in graphite and a contemporary vanity that temporarily displays the secret portrait of a collector until its date of expiration.

Today, McEwen shows an ATM made out of graphite. This " ATM Cash Machine" is modeled after the ones seen on any street corner or in corner shops in New York. This work embodies the ultimate transaction where immaterial data is exchanged for another type of good, bills – their value is also representative in nature.

Another work is based on plastic stepladders, which are often used to reach books put away on high shelves. This reproduction functions as a potential prosthetic, heralding a physical change and a desire to grow. A polyptych of imitation wood hangs in the second room. The plywood board simultaneously brings to mind the structure of a virgin painting and the planks used to board up windows and doors of abandoned buildings. It suggests not only the absence of representation, but also the role of the visual and spatial barrier — two criteria which often overlap in public spaces.

The only difference between the ready-mades and McEwen’s works is the material: the object’s form is translated into a vector-based image then extracted from a block of graphite. Thus, these standardized products become non-functioning objects and operate purely on a sensorial and symbolic level. They have been silenced, like the limits of representation in the socio-economic system, which has suddenly frozen in place. The company that produces the artist’s sculptures also manufactures the bottom part of missiles.

McEwen enjoys telling an anecdote about the properties of graphite – a basic material in drawing which the he applies to sculpture. This allotropic mineral made from carbon allows us to cultivate several paradoxes. It is at once a waste product (an object that is literally carbonized) and also part of the same chemical class as the precious resource, the diamond.

Here, the value of the material looses all importance because the economy itself has been reduced to nothing – symbolically the objects no longer circulate and their distilled and static states call into question the entire system of exchange value. McEwen moves far beyond pessimism or any kind of cynic commentary and instead juxtaposes our belief in artwork and our skepticism regarding what it can actually deliver. “We want something from art,” explains the artist, “the compacted aura of the self-sufficient 'conscious' artwork, which can take us 'out of ourselves.'” McEwen’s sculptures are not testimonies to failure but rather anti-nostalgic monuments — forms for a compressed present that is already long lost.

-Caroline Soyez-Petithomme


Adam McEwen
The House of Marlon Brando


7 mai - 18 juin, vernissage le 7 mai

Pour sa seconde exposition personnelle chez Art: Concept, Adam McEwen présente une nouvelle série de sculptures en graphite. La matière est l'élément fondamental qui relie les œuvres. Les volumes semblent provenir d'une seule et même matrice : la couleur, les surfaces et les textures sont homogènes.

McEwen choisit des objets du quotidien plus ou moins emblématiques de la société de consommation américaine et du capitalisme tardif qu’il reproduit à l'identique (l’échelle et les moindres détails sont conservés). On se souvient du climatiseur, de la fontaine à eau et des néons, évocations implicites du contrôle de nos besoins vitaux. L'artiste a également réalisé une carte de crédit en graphite. Une vanité contemporaine qui dessine le portrait confidentiel et temporaire d’un collectionneur, du moins jusqu'à expiration de sa date de validité.

Aujourd'hui, McEwen expose un distributeur automatique d'argent en graphite. Le modèle, "ATM cash machine", est celui que l'on trouve au coin de la rue et dans les commerces de proximité à New York : c'est un point de jonction qui incarne l'idée d'une transaction ultime où des données immatérielles sont échangées contre un autre type de bien, des billets, dont la valeur est tout aussi immatérielle.

L'escabeau de plastique sert habituellement à atteindre les livres rangés en haut d'une bibliothèque. Sa reproduction s'érige comme une prothèse potentielle, annonçant un changement physique et un espoir de grandir. Dans la deuxième salle est accroché un polyptique imitant la surface du bois. Le panneau de contreplaqué rappelle autant la structure d'un tableau laissé vierge, que les planches utilisées pour obstruer les ouvertures des bâtiments inoccupés donnant sur la rue. Il suggère l'absence de représentation, mais aussi le rôle de la barrière visuelle et spatiale — deux critères qui se confondent d'ailleurs régulièrement dans l'espace public.

Du readymade aux œuvres de McEwen, seule la matière change, la forme de l'objet se retrouve simplement vectorisée puis extraite d'un bloc de graphite. Ces produits standardisés deviennent alors des objets sans fonction. Ils ont muté et opèrent maintenant d'un point de vue sensoriel et symbolique : comme des bornes de la représentation d'un système socio-économique qui se serait subitement figé. L'artiste commande ses sculptures à une entreprise qui fabrique aussi la partie basse des missiles. Une anecdote que McEwen aime évoquer rappelant au passage certaines propriétés du graphite, matériau de base du dessin qu'il applique à la sculpture. Ce minéral allotropique du carbone permet de cultiver de nombreux paradoxes. Il participe de la ruine (l'objet littéralement carbonisé) et appartient à la même famille chimique qu'une ressource aussi précieuse que le diamant.

Peu importe la richesse du matériau puisque l'économie est réduite à néant, symboliquement les objets ne circulent plus, ils sont condensés et statiques remettant en cause tout système de valeur d'échange. Au-delà d'un certain pessimisme et de tout commentaire cynique, McEwen révèle cette tension entre la croyance en l'œuvre d'art et le scepticisme vis à vis de ce qu'elle délivre vraiment. « Nous attendons quelque chose de l'art, explique l’artiste, comme l'aura compactée d'une conscience de l'œuvre qui s'autosuffirait et qui nous transcenderait. » Les sculptures de McEwen ne sont pas des constats d'échec mais plutôt des monuments anti-nostalgiques — les formes d'un présent compressé et déjà lointain.

- Caroline Soyez-Petithomme



Art: Concept
13, rue des Arquebusiers,
75003 Paris





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